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Trois nouvelles chaires d’enseignement et de recherche dédiées aux Smart Grids


Publié le 28 Mai 2019



Passerelle entre le monde de l’entreprise et celui de la recherche académique, les chaires d’enseignement et de recherche permettent aux universités et aux écoles d’aborder des thématiques nouvelles, de tisser des liens avec la R&D des grands groupes et de financer de la recherche-action grâce à des financements effectifs sur des durées souvent supérieures à 3 ans. Plusieurs chaires avaient vu le jour entre 2015-2017 : Risegrid (Supelec, Saclay), la Chaire Enedis sur les Smart Grids (INP Grenoble), la Chaire internationale Automatique et réseaux électriques de Rte (Centrale Nantes).

IMT Atlantique : une chaire industrielle dédiée à la conception, au déploiement et à l’exploitation des réseaux d’énergie du futur

La création de la chaire ValaDoE (VALeur Ajoutée DOnnées et Energie) est menée en partenariat IMT Atlantique avec la Région Pays de la Loire, Nantes Métropole, Enedis, Mines Saint-Étienne et Telecom Paris Tech. IMT Atlantique (Mines-Télécom) apporte son expertise dans les domaines de l’énergie et du numérique. Cette chaire doit permettre l’émergence de solutions innovantes tirant pleinement parti de cette convergence pour la transition énergétique et leurs réseaux d’énergie associés au bénéfice des territoires et des citoyens.

Le périmètre de la chaire couvre 7 thèmes de travail, parmi lesquels la maximisation des flux locaux sur les réseaux de distribution multi-énergie, la planification territoriale et la gestion décentralisée de l’énergie, l’interaction locale entre réseaux ou encore l’étude des mécanismes financiers et économiques des échanges d’énergie. La Chaire ValaDoE est homologuée SMILE.

Chaire industrielle SBnodesSG d’Yncréa Hauts-de-France

Le pôle privé d’écoles d’ingénieurs Yncréa Hauts-de-France et dix acteurs du monde économique ont lancé, le 15 mai 2018, la chaire industrielle SBnodesSG (Smart Buildings as nodes of Smart Grids). Ce projet, soutenu notamment par la Metropole de Lille (MEL), le pôle MEDEE et le L2EP, vise à explorer le potentiel de bâtiments intelligents comme « nœuds intelligents » au sein de « réseaux énergétiques intelligents », au cœur de l’Université Catholique de Lille.

SBnodesSG s’attaque à plusieurs défis scientifiques, techniques, sociétaux et économiques :

  • considérer des bâtiments en réseau (bâtiments de nature différente, îlots cohérents énergétiquement, quartiers…)
  • intégrer fortement toutes les dimensions de collecte de données (objets connectés)
  • interagir avec les usagers, exploitants et propriétaires (l’usager sera connecté avec le bâtiment via des capteurs et objets connectés, ce qui permettra d’optimiser l’énergie consommée en fonction des habitudes et besoins de ce dernier)
  • positionner les bâtiments comme des acteurs intelligents de réseaux d’énergie
  • intégrer tout le potentiel des plateformes numériques.

Parmi les entreprises associées figurent Edf, Effipilot, Enedis, Energic, Greenbirdie, Mad&Tech, Projex, Stereograph, Vinci Construction Et Vinci Energies.

Yncréa fédère les écoles d’ingénieurs HEI, ISA et ISEN

Le pôle MEDEE est le pôle de recherche technologique régional des Hauts-de-France dans les domaines du génie électrique et de l’énergie.

Le L2EP regroupe les équipes de recherche en génie électrique de l’Université de Lille, des Arts et Métiers ParisTech,de l’École centrale de Lille et de HEI.

 

INRIA : une chaire internationale pour optimiser les smart grids

Les chaires internationales Inria permettent à un chercheur étranger de passer douze mois, répartis sur cinq ans, au sein d’une équipe Inria. Pour cette chaire consacrée à l’optimisation des smart grids, l’INRIA a fait appel au chercheur canadien, Miguel Anjos, professeur à l’école polytechnique de Montréal.

Avec Miguel Anjos les chercheurs de l’équipe INOCS, spécialisés dans les problèmes d’optimisation mathématique, vont se pencher sur sur deux problèmes majeurs. Dans un premier temps, il s’agira d’établir un prix de l’énergie en tenant compte à la fois de la volonté du distributeur d’optimiser son revenu, mais aussi de la nécessité de diminuer les pics de consommation. Le second problème abordé sera d’ordonnancer les demandes de clients qui, avec les réseaux intelligents, deviennent de plus en plus complexes. « Il y a énormément de composants et d’agents différents qui entrent en compte dans les smart grids, explique Miguel Anjos. C’est donc un problème très complexe qui requiert d’avoir un point de vue en réseau. Et c’est ce que fait l’équipe Inocs. »

Items, pour Think Smartgrids

 

Les syndicats et des professionnels de la filière électrique ont signé le 9 avril 2019, un contrat d’Engagement développement et compétences (EDEC), afin de mener une étude prospective sur l’emploi et les compétences nécessaires à la réalisation de la transition énergétique.

 

Voir aussi :

Essor des chaires d’enseignement et de recherche dédiées aux Smart Grids

Dossier : des formations pour les futurs métiers des Smart Grids